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« Apocalypso » ou l’Eden perdu par Olivier Félix Hoffmann

January 13, 2017

 

https://www.librairiecoiffard.fr/livre/11596380-apocalypso-hoffmann-olivier-auxilivre


Cependant que les dirigeants du monde rêvent d’enserrer nos réalités dans le grand village global afin de nous réduire en la plus petite des dimensions humaines possible - à savoir celle d’un acheteur affligé - Olivier Félix Hoffmann l’ethno-poète chanteur, a lui, compris, que ce n’est pas dans le gigantisme que réside l’harmonie mais bien dans le respect et le maintien de nos différentes cultures.
Ce nouveau recueil sonne et résonne comme le hurlement d’un loup qui, fatigué par la lente contemplation de tant d’absurdités, voudrait rejoindre une meute plus instinctive, originelle et sensible. Mais où est-elle ? Meute des poètes ? Il ne les côtoie que trop pour savoir combien les maladies d’orgueil et d’ego déciment leurs rangs et qu’ils sont bien trop inconstants et improbables :

« En ces jours 
où la poésie 
n’enchante plus guère

Le poète est-il 
toujours chantre

Pitre ou aveugle
qui beugle
encore »


Il nous rappelle que nous sommes « tous indigènes » issus de la même souche, souche d’un arbre de vie que très paradoxalement l’humain « sévère-tue » à scier. Le loup encore primitif qui est incarné en Olivier Félix Hoffmann ne trouvera plus sa meute, idéaliste il ne pourra que rester solitaire. Mais n’est-ce pas là le destin de tout créateur ? 
« In die Lichtung gehen » … se rendre seul à la clairière, reboire à la source de l’unique afin de pouvoir partager son goût avec la multitude, voilà à quoi se risque le poète. Pourtant, Olivier Félix Hoffmann ne prétend pas avoir la formule, ce n’est pas un prophète de plus dans une époque qui en vomi un nouveau tous les matins sur les ondes de radio-cafard… Non, lui a choisi de nous enchanter, c’est-à-dire de nous soumettre à sa magie, le temps d’une chanson ; comme un Brassens qui lui-même avouait qu’il sacrifierait volontiers son petit confort s’il avait la solution aux problèmes que rencontre l’humanité… mais n’en ayant pas il se contente de lui apporter quelques ares de bonheur.

Souhaitons que la statue humaine ne se prenne pas un mur comme le suggère sans réellement l’espérer le poète Olivier Félix dans son Apocalypso, souhaitons qu’elle trouve encore assez de ressource et de génie pour faire abattre toutes les barrières, jusqu’à la dernière. Souhaitons que nos descendances en prenant ce livre en main dans le prochain siècle puissent dire qu’ils ont manqué de devenir l’« homo-détritus » chevauchant « un veau d’or Pétrodollar » dans l’ère du « péril contre baril », et qu’ils auront réinvesti alors… « Les jardinets de l’Eden »… que leurs pères avaient perdus. 

Grégory HUCK

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